Le taux d’utilisation des moustiquaires imprégnés à longue durée d’action a augmenté de 68 % en 2021 à 81,3 % en 2025. », l’information a été donnée par Dr Tanoh Méa Antoine, Directeur Coordonnateur du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), lors d’une conférence de presse qu’il a animée ce jeudi 16 avril 2026.
Une conférence qui intervient en prélude à la journée Mondiale de lutte contre le Paludisme (JMLP), le 25 avril prochain sous le sceau du thème : « Mettre fin au paludisme : maintenant, c’est possible. Agissons maintenant ».
Face à la presse, le conférencier a indiqué que ces résultats sont liés à la mise en œuvre d’interventions à « haut impact », notamment la chimio-prévention chez les femmes enceintes et l’amélioration de la prise en charge des malades.

En Côte d’Ivoire, le paludisme représente 30 % des causes de consultations dans les établissements sanitaires. En 2025, l’incidence dans la population générale était estimée à 231 cas pour 1000 habitants.
Pour faire face à cette situation, le gouvernement a mis en place le Plan stratégique national d’élimination du paludisme 2026-2030. Selon le Dr Tanoh Méa Antoine, cette politique sera déployée dans l’ensemble des 113 districts sanitaires du Pays.
Les actions seront axées sur la prise en charge, la vaccination des enfants de moins d’un an ; la distribution en routine des moustiquaires aux femmes enceintes et enfants de moins de cinq ans.
En plus de ces interventions, d’autres stratégies sont mises en œuvre selon les besoins spécifiques. Il s’agit de la chimio-prévention saisonnière chez les enfants âgés de 03 à 59 mois et chez les nourrissons ; la lutte antivectorielle ; ainsi que la pulvérisation intra domiciliaire.
Le directeur du programme de lutte contre le paludisme a invité au respect des mesures préventives et à s’engager activement dans la lutte contre cette pathologie.
Il s’agit de dormir sous une moustiquaire imprégnée ; assainir le cadre de vie et éliminer les gîtes larvaires ; consulter immédiatement un centre de santé en cas de fière ; respecter les consultations prénatales dès le premier trimestre ; faire vacciner les nourrissons.
« Le paludisme est une maladie évitable et curable. L’adoption de ces mesures permet de réduire significativement sa transmission et d’aboutir à son élimination. » , a-t-il invité.
Source : mshp

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