À l’occasion de l’ouverture du Débat d’orientation budgétaire (DOB), les députés sénégalais ont défini les principaux axes qu’ils souhaitent voir intégrés dans la préparation de la loi de finances 2027. Les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’emploi, de l’agriculture et des infrastructures apparaissent comme les priorités majeures pour répondre aux attentes des populations et accélérer le développement du pays.
Le rapport introductif présenté devant l’Assemblée nationale est le fruit d’un vaste travail d’analyse mené auprès des 25 départements ministériels. Les parlementaires y dressent un bilan de l’exécution du budget 2026 tout en formulant des recommandations destinées à améliorer la qualité des investissements publics.
Les élus estiment que les ressources de l’État devront être davantage orientées vers les secteurs à fort impact social. Ils préconisent notamment le renforcement des services de santé, la construction et la réhabilitation d’infrastructures scolaires, l’amélioration de l’accès à l’eau potable, le développement des réseaux routiers ainsi qu’un soutien accru à l’agriculture afin de renforcer la souveraineté alimentaire.
L’enseignement supérieur figure également parmi les domaines jugés prioritaires. Les députés recommandent l’achèvement des infrastructures universitaires, l’amélioration des conditions de vie des étudiants, le paiement régulier des bourses ainsi que le développement de la recherche et des outils numériques.
Dans le domaine de l’emploi, les parlementaires plaident pour des politiques plus ambitieuses en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes, de l’entrepreneuriat et de l’autonomisation économique des femmes.
Sur le plan économique, le rapport souligne que le Sénégal a enregistré une croissance de 6,7 % en 2025. Toutefois, cette performance ne masque pas certaines difficultés dans l’exécution du budget. Les députés s’inquiètent particulièrement du faible niveau de réalisation des investissements financés directement par l’État, malgré une progression des dépenses de fonctionnement.
Les élus attribuent ces contre-performances à plusieurs facteurs, notamment les retards dans la mise à disposition des crédits, les lenteurs administratives dans les procédures de passation des marchés, les difficultés de mobilisation des financements extérieurs ainsi que les insuffisances du suivi-évaluation des projets publics.
Pour remédier à ces dysfonctionnements, ils recommandent une meilleure gouvernance budgétaire, fondée sur une plus grande transparence, un suivi régulier des engagements des ministères, une accélération des projets en souffrance et une meilleure répartition des investissements entre les territoires.
Les conclusions du rapport rejoignent les orientations du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2027-2029, qui prévoit d’importants investissements en faveur du capital humain et du développement économique.
Pour les députés, l’enjeu du budget 2027 ne réside plus uniquement dans la mobilisation des ressources, mais surtout dans la capacité de l’État à transformer ces moyens financiers en réalisations concrètes, susceptibles d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Source : rts.sn

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