Le ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle, à travers le Programme National de Lutte Contre les Maladies Métaboliques a célébré le vendredi 19 juin 2026, la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose. La cérémonie officielle s’est tenue au sein de l’Institut National de Santé Publique de Côte d’Ivoire INSP
Cette rencontre a réuni plusieurs autorités sanitaires, partenaires techniques et professionnels de la santé autour d’une problématique commune : l’équité dans les soins de la drépanocytose.
M. BINI Lassina, représentant des ONG de lutte contre la drépanocytose, a exposé la situation de cette maladie en Côte d’Ivoire. « Chez nous, plus de 12 % de la population est porteuse du trait drépanocytaire », a-t-il révélé. Selon lui, des milliers d’enfants naissent avec la forme S.S, chaque année. Sans le savoir, beaucoup n’atteindront pas leur cinquième anniversaire, faute de dépistage précoce et de prise en charge adaptée. Le représentant de l’ONG a salué les efforts du ministère de la Santé pour l’intégration du dépistage néonatal dans certains centres, qui permettront de faire l’hydroxyurée et la formation du personnel.
Dr Tia Mamadou Koné, représentant le Ministre en charge de la santé, a insisté sur la nécessité de garantir un accès équitable aux soins sur l’ensemble du territoire national. « Nous devons faire en sorte que chaque citoyen ivoirien, quel que soit son lieu de résidence puisse avoir accès au dépistage, à la prévention et aux soins. La question des tests avant le mariage demeure essentielle dans notre stratégie de prévention », a-t-il déclaré. Il a entre outre mis en lumière les avancées de la Côte d’Ivoire dans la lutte contre la drépanocytose, notamment le développement d’infrastructures et de programmes spécialisés pour une meilleure prise en charge, et la mobilisation par l’État des ONG, associations et des partenaires nationaux et internationaux.
Prenant la parole à son tour, Dr Ané Antoine représentant de l’OMS à cette cérémonie, a réitéré l’engagement de l’Oms à accompagner la Côte d’Ivoire dans l’amélioration de la qualité des soins et l’accès aux traitements essentiels pour lutter contre cette maladie, car : « La drépanocytose n’est pas une fatalité, et nous en avons bien conscience si nous changeons de comportement. La drépanocytose est un défi que la Côte d’Ivoire peut transformer en un exemple éloquent. »
À travers cette célébration, les acteurs du système sanitaire ivoirien réaffirment leur volonté de faire de l’équité une priorité commune dans l’accès aux soins pour les patients atteints de drépanocytose.
Source : mshpcmu

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