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Santé / Prévention du cancer du col de l’utérus : Les autorités renforcent la vaccination et le dépistage

Le Programme national de Lutte contre le Cancer (PNLCa) a organisé, mercredi 11 mars 2026, un atelier de renforcement des capacités des professionnels des médias sur le virus du papillome humain (HPV) sur la nécessité d’intensifier la vaccination des jeunes filles et de renforcer le dépistage précoce afin de réduire le nombre de cas et de décès liés à cette maladie évitable.

Face à la menace que constitue le cancer du col de l’utérus, la vaccination contre le HPV constitue la stratégie la plus efficace de prévention.

« Le vaccin administré en Côte d’Ivoire protège contre les principaux types de virus responsables du cancer du col de l’utérus », a assuré le spécialiste, ajoutant que ce vaccin permet de prévenir jusqu’à 70 % des cancers liés au HPV, et même près de 80 % grâce aux effets croisés entre certains types de virus.

Selon les estimations sanitaires, la Côte d’Ivoire enregistre chaque année environ 2 360 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus et près de 1 460 décès. Si les efforts de prévention ne sont pas renforcés, ces chiffres pourraient fortement augmenter dans les prochaines décennies, avec plus de 5 400 nouveaux cas et 3 370 décès attendus d’ici 2045, a projeté un responsable de la Direction de coordination du Programme élargi de vaccination (DCPEV), Dr Innocent Massenon.

La vaccination cible principalement les jeunes filles âgées de neuf ans, avant le début de la vie sexuelle. Toutefois, lors de campagnes spéciales d’intensification, la tranche d’âge peut être élargie. Ainsi, lors d’opérations menées récemment, la vaccination a été proposée aux adolescentes de 9 à 14 ans, et parfois jusqu’à 18 ans.

Ces campagnes ont permis d’enregistrer des pics de vaccination en 2025, preuve que les actions de sensibilisation et de mobilisation communautaire jouent un rôle déterminant. « Sans ces activités d’intensification, les taux de vaccination restent souvent autour de 60 %, en dessous des objectifs fixés », ont expliqué les responsables sanitaires.

Le vaccin est disponible gratuitement dans les centres de santé publics. Le principal défi reste donc l’information des populations. « Les parents doivent savoir que, chaque jour, dans les centres de santé, le vaccin est disponible pour protéger leurs filles contre le cancer du col de l’utérus », insiste le spécialiste.

Le dépistage repose principalement sur la méthode de l’inspection visuelle du col de l’utérus. Lorsque des lésions précancéreuses sont détectées, les équipes médicales peuvent procéder immédiatement à un traitement par cryothérapie ou thermoablation. Cette approche, dite de « consultation unique », permet de traiter la patiente le jour même, réduisant ainsi les risques de progression vers le cancer.

La vaccination et le dépistage sont assurés dans les 3 194 centres de santé publics du pays. Parmi les facteurs de risque figurent la précocité des rapports sexuels, les partenaires multiples, les accouchements répétés, le tabagisme ou encore l’infection par le VIH qui accélère la progression de la maladie.

En complément de la vaccination, le dépistage précoce constitue la deuxième stratégie majeure de prévention.

Révélant que le cancer du col de l’utérus est principalement causé par le virus du papillome humain (HPV), une infection sexuellement transmissible très répandue, le spécialiste a expliqué que près de huit femmes sur 10 seront exposées au HPV au cours de leur vie. Dans la majorité des cas, l’organisme élimine naturellement le virus. Mais dans 5 à 10 % des cas, l’infection persiste et peut évoluer vers des lésions précancéreuses puis vers un cancer.

La sensibilisation des parents, la collaboration avec les écoles, les organisations religieuses et les médias sont essentielles pour améliorer la couverture vaccinale et encourager les femmes à se faire dépister régulièrement, a appelé Dr Massenon, pour qui le cancer du col de l’utérus est l’un des rares cancers que l’on peut éviter grâce à la vaccination et au dépistage précoce.

Source : AIP

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