L’amphithéâtre François YATTIEN-AMIGUET de l’École Nationale Supérieure de Statistique et d’Économie Appliquée (ENSEA), a accueilli, ce jeudi 5 mars 2026, un symposium de haut niveau consacré aux perspectives de coopération entre la Côte d’Ivoire et le Japon dans le sillage de la Tokyo International Conference on African Development (TICAD) 9. Organisée par le Japan Corner de l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) en partenariat avec la Cellule d’Analyse de Politiques Économiques du Centre Ivoirien de Recherches Économiques et Sociales (CAPEC-CIRES), la rencontre d’experts a bénéficié de l’appui institutionnel de l’Ambassade du Japon en Côte d’Ivoire.

Placée sous le thème : « Co-créer la transformation de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2030 : Partenariats Japon–Côte d’Ivoire post-TICAD 9 pour un développement vert, numérique et inclusif », ce colloque entend nourrir la réflexion sur les leviers d’un développement durable et inclusif fondé sur l’innovation, la coopération scientifique et l’investissement.

A l’ouverture des travaux, le Président de l’UFHB, Prof. BALLO Zié, a salué la portée intellectuelle et décisive de cette rencontre. S’inspirant de la pensée du philosophe Edgar MORIN, il a rappelé que l’université doit demeurer « un lieu où se relient les savoirs », capable d’articuler recherche académique, réflexion et action publique. « Grâce au Japan Corner et à la CAPEC, l’université ambitionne de consolider une plateforme académique dédiée à l’analyse comparative des modèles de développement, à l’étude de l’évolution des politiques économiques et à la formulation de recommandations fondées sur des données probantes », a-t-il déclaré.

Pour l’ambassadeur du Japon en Côte d’Ivoire, Gomakubo JUNJI, ce symposium constitue un cadre adéquat de dialogue et de projection. Le diplomate nippon a plaidé pour une évolution qualitative de la coopération économique entre les deux pays. Selon lui, celle-ci ne saurait plus se limiter au modèle classique fondé sur l’exportation de matières premières.
L’enjeu, a-t-il expliqué, est désormais d’encourager une intégration plus profonde de la Côte d’Ivoire dans les chaînes de valeur technologiques japonaises, notamment dans les secteurs de l’innovation, du numérique et des industries à forte valeur ajoutée.

Président du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel de Côte d’Ivoire (CESEC) et patron de la cérémonie, Dr Eugène AKA AOUELE a salué une initiative qu’il a qualifiée de « résolument tournée vers l’avenir ».
À ses yeux, la rencontre s’inscrit dans une démarche participative et inclusive, susceptible d’accompagner la transformation structurelle de l’économie ivoirienne vers un modèle de développement durable, articulé autour des transitions écologique et numérique.
Dans l’esprit de la TICAD, a-t-il ajouté, il importe d’harmoniser les flux d’investissements étrangers avec les priorités nationales afin de garantir une croissance à la fois soutenable et inclusive.
Au fil des communications et des échanges, chercheurs et experts ont exploré plusieurs axes jugés déterminants pour accélérer la mutation économique du pays, notamment l’innovation technologique, l’économie verte, la digitalisation des secteurs productifs et le développement du capital humain. Les contributions issues de ces travaux devraient alimenter la réflexion autour du futur Plan National de développement 2026-2030, tout en contribuant à la mise en œuvre de l’Union africaine à travers son programme structurant, l’Agenda 2063, feuille de route continentale pour la transformation structurelle de l’Afrique.
Source : ufhbci

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