Les chefs traditionnels et les membres du corps préfectoral ont été sensibilisés, le samedi 4 juillet 2026 à Yamoussoukro, à leur rôle dans la mise en œuvre du Programme national de nutrition. Cette double séance de plaidoyer a été conduite par le ministre, directeur de cabinet du Vice-président de la République, Ahoutou Koffi Emmanuel.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de développement du capital humain portée par le Président de la République, qui fait de la nutrition un levier essentiel pour améliorer les conditions de vie des populations et soutenir l’ambition de la Côte d’Ivoire d’accéder au statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici à 2030.
S’adressant aux participants, Ahoutou Koffi Emmanuel a souligné que le développement économique ne saurait se limiter à la réalisation d’infrastructures. Selon lui, les investissements dans le capital humain sont tout aussi déterminants.
« Une fois que les routes, les écoles, les centres de santé, l’eau potable et l’électricité sont disponibles, il faut investir dans le capital humain. Si les enfants vont à l’école affamés, ils ne pourront pas apprendre dans de bonnes conditions. La nutrition est donc une composante essentielle du développement », a-t-il déclaré.
La première rencontre a réuni les responsables de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire, invités à intensifier la promotion des bonnes pratiques nutritionnelles au sein des communautés. Le ministre a rappelé que leur proximité avec les populations en fait des acteurs clés de la réussite des politiques publiques.
La seconde séance a rassemblé les préfets de région, préfets de département, sous-préfets et secrétaires généraux de préfecture. Ceux-ci ont été appelés à renforcer la coordination des actions gouvernementales sur le terrain, en étroite collaboration avec les collectivités territoriales.
Le ministre a également rappelé que la politique nationale de nutrition repose sur une approche multisectorielle associant les secteurs de la santé, de l’agriculture, de l’eau potable, de l’assainissement, de la protection sociale, ainsi que de l’élevage et de la pêche.
Il a indiqué que les Foyers de renforcement des actions de nutrition, de développement communautaire et de la petite enfance (FRANC-DPE) constituent le principal dispositif de mise en œuvre de cette politique. Sur les 2 365 foyers recensés à travers le pays, près de 400 sont actuellement pleinement opérationnels. Le gouvernement entend améliorer les performances des autres structures en s’appuyant sur les expériences les plus concluantes.
Au terme de ces échanges, Ahoutou Koffi Emmanuel a salué l’engagement des autorités traditionnelles, du corps préfectoral, des collectivités territoriales et des partenaires techniques et financiers, notamment l’UNICEF, à accompagner les efforts du gouvernement pour améliorer durablement les indicateurs nutritionnels du pays.
Source : AIP

laissez un commentaire