L’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INPHB) a lancé, lundi 20 juillet 2026 à Yamoussoukro, la première édition de son Ecole d’été consacrée à l’intelligence artificielle (IA) et aux sciences des données, une initiative destinée à renforcer les compétences numériques et à promouvoir la coopération scientifique entre l’Afrique de l’Ouest et des universités internationales.
Prévue jusqu’au 24 juillet, cette rencontre réunit une soixantaine de participants, dont des étudiants, des enseignants-chercheurs et des spécialistes de l’intelligence artificielle venus de Côte d’Ivoire, du Ghana, de France et des États-Unis.
Président du comité d’organisation et directeur de l’École préparatoire aux grandes écoles de l’INPHB, Pr Touré-Augustin a indiqué que cette Ecole d’été entend créer un cadre d’échanges entre les acteurs de l’intelligence artificielle et des sciences des données afin de partager les avancées du secteur et de mettre l’expertise de chercheurs internationaux au service des établissements de la sous-région.
« C’est un prétexte pour réunir tous ceux qui sont de la grande famille de l’intelligence artificielle et des sciences des données, afin de profiter de leur expertise et permettre à l’Afrique de l’Ouest d’emprunter le train à grande vitesse du numérique », a-t-il déclaré.
Cette première édition accueille une vingtaine d’étudiants ghanéens, une dizaine d’étudiants ivoiriens ainsi que plusieurs enseignants-chercheurs spécialisés. Il a exprimé le souhait de pérenniser cette initiative afin de renforcer les liens entre les chercheurs africains de la diaspora et ceux exerçant sur le continent.
« Nous sommes confrontés à une évolution très rapide du numérique. Il est indispensable de maîtriser les données et les outils qui en découlent pour prendre de meilleures décisions », a-t-il souligné.
Parmi les participants, Clément Sampebgo, étudiant en informatique à HSU University d’Accra, voit dans cette école une opportunité de consolider ses connaissances et de nouer des contacts en vue d’un parcours de recherche.
« L’objectif est de tisser des liens avec des chercheurs d’Afrique de l’Ouest et d’ailleurs afin de poursuivre plus tard un master de recherche en Data Science. L’intelligence artificielle représente l’avenir. Les pays qui ne s’y investiront pas risquent de prendre du retard », a-t-il affirmé.
Représentant le directeur général de l’INPHB, son adjoint, Pr Loum Georges, a salué une initiative portée par les anciens élèves de l’établissement, estimant qu’elle contribue au rayonnement académique et scientifique de l’institut.
Placée sous le parrainage de l’alumni Maryame Diakité, cette première école d’été ambitionne, selon Pr Souleymane Oumtanaga, de l’Unité mixte de recherche en mathématiques et sciences numériques de l’INPHB, de faire de l’Afrique de l’Ouest « un espace d’excellence pour le partage des connaissances, le développement des compétences et l’émergence de nouvelles collaborations scientifiques internationales ».
Cette plateforme vise à renforcer les partenariats entre les universités de Côte d’Ivoire, du Ghana et des États-Unis dans les domaines de l’intelligence artificielle et des sciences des données. « Notre responsabilité collective est de former une nouvelle génération de chercheurs, d’ingénieurs et d’innovateurs africains capables non seulement d’utiliser ces technologies, mais surtout de les concevoir », a-t-il conclu.
Source : AIP

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