L’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) accueille, depuis ce mercredi 6 mai 2026, le 2e Colloque international pluridisciplinaire du Groupement d’intérêt scientifique Pensées Genre, Penser autrement (GIS-PGPA). Placé sous le thème « Petites et grandes victoires de la femme au développement de l’Afrique », l’événement se tient à la salle 4 de l’Unité de Formation et de Recherche Criminologie (UFR Crimino).

Ce colloque de trois jours réunit des chercheurs et représentants de plus d’une dizaine de pays, dont le Cameroun, le Sénégal, la France, la Belgique, la République démocratique du Congo, le Niger, le Mali, le Burundi et le Maroc.
A l’ouverture, la présidente du Comité d’organisation, Dr (MC) AGBADOU Joceline, a souligné que cette rencontre constitue une opportunité de démontrer la présence active des femmes dans les sciences et de mettre en lumière leurs victoires sur le plan scientifique.

Le Dr (MC) ZADY Casimir, représentant du Directeur du Laboratoire d’études et de prévention de la Délinquance et des Violences (LEPDV), a abondé dans le même sens. Selon lui, le thème choisi met en évidence non seulement les avancées visibles et institutionnelles, mais aussi « les conquêtes silencieuses, souvent invisibles, que les femmes africaines réalisent au quotidien dans les sphères sociales, économiques, politiques et culturelles ». Il a toutefois invité les participants à aller au-delà des victoires en interrogeant les obstacles persistants. « Les inégalités de genre, les contraintes structurelles, les violences ainsi que les barrières socioculturelles continuent de freiner l’expression pleine et entière du potentiel féminin », a-t-il indiqué.

Le Directeur de l’UFR Criminologie, Dr (MC) BALLO Yacouba, a quant à lui rappelé que, pour le criminologue, chaque victoire éminente de la femme — qu’elle soit économique, politique ou sociale — constitue un levier important de réduction de la pauvreté. Il s’est réjoui d’accueillir des expertises venues de plusieurs horizons.

Enfin, le président de l’UFHB, Pr Ballo Zié, a affirmé que ce colloque s’inscrit parfaitement dans la mission régalienne de l’université. « La recherche scientifique ivoirienne, et plus largement africaine, ne doit plus se contenter d’observer les évolutions sociales ; elle doit les influencer et les transformer », a-t-il déclaré. Il a ajouté que, grâce à ses laboratoires et centres d’excellence, l’UFHB œuvre pour que la science devienne le socle de l’émancipation. « En produisant des données fiables sur les réalités du genre et en proposant des modèles innovants, nos chercheurs fournissent aux décideurs les outils nécessaires pour transformer les « petites victoires » individuelles en véritables politiques publiques de développement. Notre université est fière d’être le laboratoire où se forge une Afrique plus inclusive », a-t-il exprimé.

Source : ufhbci

laissez un commentaire