Après plusieurs mois d’attente, le concours de recrutement des Forces de sécurité intérieure (FSI) a officiellement débuté ce dimanche 19 juillet 2026 en République centrafricaine. Près de 12 000 jeunes se sont présentés dans les sept centres d’examen de Bangui pour tenter d’intégrer la Police nationale ou la Gendarmerie nationale.
Le lancement officiel des épreuves a été effectué au lycée Barthélemy Boganda par le ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité publique, Bienvenu Zokoué, qui a salué l’aboutissement d’un processus longtemps retardé par des contraintes financières et administratives.
Les candidats ont entamé les compositions par des épreuves écrites portant sur la dictée, la rédaction et la culture générale. Les tests physiques, deuxième étape du concours, sont prévus pour le 21 juillet.
Selon le ministre, l’organisation de cette session a été rendue possible grâce à l’appui financier du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et au soutien technique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).
Les statistiques officielles font état de 5 117 candidats pour la Gendarmerie nationale, tandis que plus de 6 000 postulants ambitionnent de rejoindre les rangs de la Police nationale.
Soucieux de préserver la crédibilité du concours, Bienvenu Zokoué a assuré que toutes les dispositions ont été prises pour garantir la transparence des épreuves. Il a indiqué que des enseignants et surveillants désignés par le ministère de l’Éducation nationale assurent le contrôle des examens afin d’écarter tout risque de fraude.
Le membre du gouvernement a également encouragé les candidats à compter sur leurs connaissances et leurs compétences pour réussir cette sélection, rappelant que le recrutement repose exclusivement sur le mérite.
Longtemps attendu, ce concours constitue une étape importante dans le renforcement des capacités opérationnelles des forces de sécurité centrafricaines. Au-delà du recrutement de nouveaux agents, il traduit la volonté des autorités de consolider les institutions sécuritaires tout en offrant à des milliers de jeunes une perspective d’insertion professionnelle au service de la nation.
Source : oubanguimedias.com

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