À Yamoussoukro, le 17 avril 2026, sur le campus de l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny (INP-HB), c’est toute une vision du futur qui s’est matérialisée. Une vision portée par des visages jeunes, déterminés, parfois surpris par l’ampleur de leur propre accomplissement.
Dans une ambiance mêlant solennité et fierté collective, les 6e et 7e promotions en Data science, Big data et Intelligence artificielle, ainsi que les toutes premières promotions en Sécurité, Cybersécurité et Ia, ont été célébrées. Au-delà des toges et des parchemins, c’est la nouvelle génération stratégique qui écrira les codes de sa souveraineté numérique que la Côte d’Ivoire consacre.
Une réussite forgée dans l’effort… et le sacrifice
Derrière chaque diplômé, il y a une histoire : des nuits longues, des lignes de code obstinées, des projets exigeants, des moments de doute aussi. Et surtout, des familles en soutien, souvent dans l’ombre, qui ont cru, investi, espéré. Ce jour-là, leurs regards disaient tout : la réussite n’est jamais individuelle ; elle est collective, presque générationnelle.
L’un des moments clés de la cérémonie fut l’intervention du directeur général de l’Agence nationale du service universel des télécommunications/Tic (Ansut), Gilles Thierry Beugré, qui a donné une profondeur particulière à l’événement. Loin du langage technique, il a rappelé l’essentiel, à savoir que le numérique est d’abord une question d’équité. « Derrière le service universel, il y a l’ambition profondément humaine de permettre à chaque enfant, même dans les villages les plus reculés, d’accéder aux opportunités du numérique. »
Dans un pays engagé dans la réduction de la fracture numérique, son message résonne comme une feuille de route. Mieux encore, il a annoncé l’intégration prochaine de plusieurs diplômés au sein de l’Ansut.
L’INP-HB, creuset d’une ambition nationale
Moussa Diaby, directeur général de l’Institut national polytechnique de Yamoussoukro, a, quant à lui, ouvert une perspective encore plus large : celle d’un écosystème en construction, où l’intelligence artificielle croisera bientôt des domaines stratégiques comme le spatial, avec l’installation prochaine de l’Agence spatiale ivoirienne sur le site.
Aux côtés du directeur général, Mame Diop Ba, marraine des promotions en cybersécurité, a rappelé qu’une autre dimension attendue des diplômés est la confiance. Dans un monde où les données sont devenues un actif critique, ces jeunes ne sont pas seulement des ingénieurs, mais les garants d’un écosystème sécurisé. « Vous êtes les gardiens de la confiance numérique », a-t-elle lancé à l’endroit de ses filleuls. Un message fort, dans un contexte où la cybersécurité devient un enjeu de souveraineté nationale.
Au nom des récipiendaires, Angèle Kouaho a trouvé les mots justes pour exprimer la reconnaissance, mais aussi la pleine conscience de la responsabilité des deux promotions. Elle a adressé ses remerciements à la direction générale de l’école, ainsi qu’à l’ensemble des parties prenantes, notamment le directeur général de l’Ansut, la marraine et les partenaires de l’Inp-HB.
Selon elle, ces diplômes ne sont pas une fin, mais le point de départ d’une mission : celle de transformer la donnée en solutions, l’intelligence artificielle en progrès concret et la technologie en levier d’inclusion. « Ce 17 avril 2026 restera comme une date charnière. Non pas parce qu’une promotion a été diplômée, mais parce qu’une génération s’est levée », a-t-elle conclu.
Source : fratmat.info

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