Le gouvernement ivoirien est déterminé à mobiliser les ressources nécessaires et à renforcer les interventions pour atteindre l’objectif d’élimination du paludisme d’ici 2030, a annoncé le directeur-coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), Dr Tanoh Méa Antoine, lors d’une conférence de presse tenue jeudi 16 avril 2026 à Abidjan.
Dr Méa a invité chaque citoyen à adopter les mesures de prévention et à s’engager activement dans cette lutte. « L’élimination du paludisme est à la portée de tous, à condition que chacun joue sa partition », a-t-il déclaré. Il a annoncé la célébration de la Journée mondiale de la lutte contre le paludisme, le 25 avril à Niangon Adjamé, dans la banlieue abidjanaise.
Le paludisme demeure un problème majeur de santé publique en Côte d’Ivoire. Il représente 30% des motifs de consultation dans les structures sanitaires. En 2025, l’incidence de la maladie dans la population générale est estimée à 231 cas pour 1 000 habitants, avec des zones de faible transmission autour de 100 cas pour 1 000 habitants à Abidjan, a déclaré le directeur-coordonnateur du PNLP.
Malgré cette forte charge, des progrès sont observés, notamment une réduction de la mortalité de plus de 60%. « Le nombre de décès liés au paludisme est passé de 1 534 en 2022 à 1 027 en 2025, l’utilisation des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action est passée de 68 % en 2021 à 81,3 % en 2025 », a-t-il poursuivi.
Ces résultats sont liés à la mise en œuvre d’interventions à haut impact, notamment la chimio-prévention saisonnière dans dix districts sanitaires, la prévention chez les femmes enceintes et l’amélioration de la prise en charge des cas.
En juillet 2025, le vaccin antipaludique a été introduit dans la vaccination de routine des enfants dans tous les centres de santé du pays.
Source : AIP

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