Les travaux de l’atelier national de validation des filières du Brevet de Technicien Supérieur (BTS) ont officiellement débuté ce lundi 30 mars 2026 à Grand-Bassam. Cette rencontre, qui se tient jusqu’au 3 avril, marque une étape décisive dans la réforme du système d’enseignement supérieur en Côte d’Ivoire.
Représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Adama Diawara, le directeur de cabinet, le professeur Arsène Kobea, a procédé à l’ouverture officielle des travaux. Dans son allocution, il a souligné l’importance stratégique de cette réforme, qu’il considère comme << un saut qualitatif >>> pour l’ensemble du secteur éducation-formation.

<< Notre ambition est claire former des diplômés compétents, opérationnels et immédiatement employables », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’adapter les filières de formation aux besoins réels des entreprises et au développement socio-économique du pays. Il a exhorté les participants à produire des référentiels solides, applicables et orientés vers l’impact, loin de toute approche théorique déconnectée des réalités du terrain.
Pour sa part, le professeur Vafi Doumbia, directeur général de l’Enseignement supérieur et président du comité de supervision, a salué cette étape << cruciale >> dans un processus engagé depuis plusieurs années. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans un ensemble plus large de réformes curriculaires, incluant notamment le système LMD (Licence-Master-Doctorat), visant à améliorer l’employabilité des diplômés.

Prenant la parole au nom du comité d’organisation, Dr Maīga Abdou, directeur des systèmes d’information et président du comité d’organisation de cette rencontre, a souligné la mobilisation des acteurs et rappelé les enjeux de ces travaux. Selon lui, cet atelier s’inscrit dans une dynamique de transformation profonde de la formation technique et professionnelle, visant à renforcer la qualité, la pertinence et l’efficacité des filières BTS.
Il a précisé que les travaux seront structurés autour de pôles thématiques, avec une méthodologie rigoureuse impliquant des experts métiers, des enseignants et des méthodologues. « L’objectif est de valider des filières réalistes, cohérentes et pleinement adaptées aux besoins du marché de l’emploi », a-t-il indiqué, tout en rendant hommage au ministre Adama Diawara pour sa vision et son engagement dans cette réforme.

Pour lui, la réforme du BTS constitue un levier essentiel pour répondre aux attentes du marché du travail et aux défis du développement national. <<< Les résultats de ces travaux sont attendus par la nation tout entière », a-t-il affirmé.
Durant cinq jours, experts, enseignants et professionnels auront la lourde responsabilité de valider des référentiels de formation en adéquation avec les réalités économiques du pays.
Source : enseignement.superieur.ci

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