Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle Alpha Bacar Barry a signé, ce vendredi, un protocole d’entente structurant avec le groupe Rio Verde, visant à transformer en profondeur les capacités de production des Écoles nationales d’agriculture et d’élevage (ENAE) de Koba, Tolo, Bordo et Macenta. Au cœur de cet accord, un objectif chiffré d’envergure : atteindre, à terme, une production annuelle d’environ 40 000 tonnes de denrées agricoles diversifiées, destinées prioritairement à alimenter le programme national de cantines scolaires.
L’architecture du dispositif repose sur une trajectoire séquencée et industrialisée : un pilote initial de 100 hectares à Koba, immédiatement opérationnel, avec un premier cycle de production attendu dès juin 2026 et une première récolte en octobre 2026 ; une extension rapide à 2 000 hectares sur le même site ; puis une montée en échelle nationale couvrant 10 000 à 15 000 hectares. À ces volumes agricoles s’ajoute un levier de diversification avec un volet aquacole atteignant jusqu’à 2 000 tonnes annuelles, traduisant une approche intégrée des chaînes de valeur. Les standards de performance fixés témoignent de cette exigence industrielle, avec des rendements cibles d’au moins 4 tonnes de riz par hectare, adossés à l’introduction de technologies agricoles avancées et de pratiques agronomiques optimisées.
Au-delà de la production, le protocole consacre une mutation structurelle des ENAE, appelées à devenir des plateformes hybrides de formation, d’innovation et de production à grande échelle. En articulant transfert de technologies, formation certifiante et mécanismes de financement structurés incluant la mise en place d’une société de projet dédiée, l’État guinéen pose les fondations d’un modèle intégré où l’enseignement technique agricole s’inscrit désormais au cœur des dynamiques de souveraineté alimentaire et de transformation économique.



Source : MepuaGN

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