Zéro tolérance aux violences à caractère sexuel. Voici l’objectif que poursuit les femmes de l’Institut National de Formation des Agents de Santé INFAS à travers la célébration de la Journée Internationale des Droits de la Femme. Cette journée, l’INFAS l’a célébré au tour du thème ; Égalité, Justice et Dignité : Renforcer l’engagement de l’INFAS contre les violences à caractères sexuel.

Cette cérémonie, tenue à l’amphithéâtre de l’école de spécialité le vendredi 13 mars 2026, a enregistré deux communications autour du thème principal par Evelyne Deba, Journaliste Présentatrice à NCI et Socrates Koffi, Sous-Directeur Chargé de la Coordination du Système de Réponse au Programme National de Lutte VGB.
Evelyne Deba a salué cette initiative qui a réuni étudiants et personnel de l’INFAS tout en soulignant que la dénonciation des violences ne saurait suffire si elle n’est pas suivie d’actions concrètes.

« Les violences à caractère sexuel nuisent à la victime, mais aussi à toute la société. Il faut briser le silence. Cependant, la question essentielle reste : que se passe-t-il après ? », s’est-elle interrogée avant de rappeler que de nombreuses victimes qui osent parler font face à la stigmatisation, à l’exclusion et à l’absence de réparation, tandis que l’impunité demeure.
« Très souvent, le bourreau conserve sa position, voire gagne en influence, pendant que la victime subit davantage de pressions », a-t-elle déploré.
La paneliste a insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de prise en charge globale, incluant un accompagnement psychologique, un soutien juridique et des mesures de protection contre les représailles.

Elle a par ailleurs invité les autorités et la société civile à intensifier les actions de sensibilisation au-delà de la célébration du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes.
« La lutte contre les violences sexuelles ne doit pas être une mobilisation ponctuelle. Elle doit être permanente », a-t-elle souligné.
Socrates Koffi, dans sa communication s’est penché sur la notion de consentement et les implications juridiques des violences sexuelles.

Pour lui, « le consentement, c’est un accord donné en toute connaissance de cause, sans pression ni manipulation ». Il a mis en garde contre les pratiques consistant à user de ruse ou d’insistance pour obtenir des relations intimes, soulignant que l’absence de consentement constitue une infraction punie par la loi.
Le conférencier a rappelé que depuis 2019, le viol est clairement défini comme un crime en Côte d’Ivoire, y compris dans le cadre du mariage. Il a également insisté sur la protection renforcée des mineurs, précisant que toute infraction sexuelle commise sur une personne de moins de 18 ans constitue une circonstance aggravante.
Malgré les avancées législatives enregistrées, notamment la reconnaissance du viol conjugal et l’adoption de textes favorisant l’égalité entre hommes et femmes, les cas de violences basées sur le genre demeurent préoccupants, a-t-il relevé.
Il a appelé à un changement de mentalités dès la cellule familiale et encouragé les victimes à dénoncer les faits via le numéro vert 1308, gratuit et accessible sur toute l’étendue du territoire national.

Le coordonnateur du système de réponse nationale aux violences basées sur le genre (VBG) au ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a appelé à un changement de mentalités dès la cellule familiale et encouragé les victimes à dénoncer les faits via le numéro vert 1308, gratuit et accessible sur toute l’étendue du territoire national.
Le Professeur Méliane N’Dhatz-Ebagnitchié épouse Sanogo, Directrice Générale de l’INFAS, mettant l’accent sur le thème a rappelé que l’égalité, la justice et la dignité doivent guider les comportements au quotidien, particulièrement dans un établissement chargé de former de futurs agents de santé.

À travers cette initiative, la direction générale de l’INFAS entend renforcer les actions de prévention par la sensibilisation, la formation, la mise en place de mécanismes de signalement sécurisés et l’accompagnement psychologique et social des victimes.
Soulignant que la lutte contre ces violences est une responsabilité collective, le Professeur Méliane N’Dhatz-Ebagnitchié a invité l’ensemble des étudiants et personnel à promouvoir une culture de respect et de tolérance zéro face aux abus, en cohérence avec le slogan annuel de l’institution :
« L’excellence au quotidien, mon engagement ».

Sketch, animation musicale et photo de famille, ont le menu de cette cérémonie qui a réuni étudiants, personnel de l’INFAS autour d’un seul objectif ; dire non aux violences à caractère sexuel.

Source : jdmagazinetv.net

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