Le cancer du sein de type HER2-positif a entraîné plus de 10 milliards de dollars (environ 5 000 milliards de francs CFA) de pertes de productivité entre 2017 et 2023 dans sept économies africaines, dont la Côte d’Ivoire, selon une étude menée par l’Institut WifOR et présentée par le groupe pharmaceutique Roche.
Cette forme agressive du cancer du sein représente jusqu’à 20 % des cas recensés sur le continent, indique l’étude dévoilée à Nairobi. Outre la Côte d’Ivoire, la recherche a également concerné l’Algérie, le Kenya, le Maroc, le Nigeria, l’Afrique du Sud et la Tunisie.
Selon les résultats, près de 90 % des pertes économiques sont liées à l’incapacité des femmes atteintes à poursuivre leurs activités professionnelles ou à leur décès prématuré. Les experts pointent notamment le diagnostic tardif de la maladie en Afrique, où environ 77 % des patientes sont prises en charge à un stade avancé.
Cette situation accroît considérablement les coûts de traitement et réduit les chances de guérison, souligne le document.
Face à ces constats, les spécialistes appellent les gouvernements africains à renforcer les investissements dans la prise en charge du cancer. « L’investissement dans la santé des femmes n’est pas une dépense sociale, mais un puissant moteur économique », a affirmé le directeur régional Afrique de Roche, Maturin Tchoumi.
L’étude estime par ailleurs que chaque dollar investi dans des traitements modernes pourrait générer jusqu’à 12,40 dollars de valeur économique en permettant aux patientes de prolonger leur vie active en bonne santé.
Les experts recommandent ainsi aux Etats africains d’intégrer le développement des systèmes de soins oncologiques dans leurs politiques économiques et sanitaires.
Source : AIP

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