Une case de santé clandestine a été démantelée le 28 janvier 2026 à Zangbanou, un village de la sous-préfecture de M’Bengué, à la suite d’une opération conjointe de la gendarmerie et de la direction départementale de la santé, a indiqué le directeur départemental du district sanitaire de M’Bengué, Djolo Ulrich.
Selon M. Djolo, dès sa prise de fonction, des informations lui ont été rapportées sur l’existence de structures sanitaires non autorisées tenues par des personnes ne disposant pas de qualifications médicales. Depuis 2024, ces soupçons avaient été renforcés par des signalements de l’infirmier du village de Solognougo, faisant état de patients se présentant dans les centres de santé officiels après avoir reçu des soins administrés de manière illégale dans les environs.
La découverte de la case de santé est intervenue à la suite d’une patrouille de la brigade de gendarmerie de M’Bengué. Les militaires ont repéré une installation équipée de matériels de soins à Zangbanou, ce qui les a conduits à effectuer des vérifications complémentaires.
Alertée, la direction départementale de la santé s’est rendue sur les lieux avec les forces de sécurité. Les agents ont constaté que les consultations, les soins, l’hospitalisation ainsi que des accouchements y étaient pratiqués sous une paillote, sans encadrement sanitaire conforme.
Les services présents ont relevé l’absence de conditions d’hygiène et l’utilisation de produits pharmaceutiques d’origine non identifiée, conservés sans respect des normes en vigueur, selon les autorités sanitaires.
À l’issue de l’intervention, la gendarmerie a procédé à la fermeture de la structure et à l’interpellation de la responsable présumée, identifiée par les initiales C.M., une femme d’une cinquantaine d’années. Elle a été mise à la disposition des services compétents pour les besoins de l’enquête et de la procédure judiciaire.
Les autorités sanitaires ont rappelé que l’exercice de la médecine et des soins infirmiers est strictement encadré par la loi et ont appelé les populations à fréquenter exclusivement les structures sanitaires agréées.
Source : AIP

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