Le secrétaire général de la préfecture de région du Gontougo, Loan Constant, a réaffirmé, dimanche 25 janvier 2026, l’engagement de l’État ivoirien à poursuivre la lutte contre la lèpre et les maladies tropicales négligées, dans le cadre de l’objectif “Zéro lèpre en 2030”,
Lors de la célébration de la 73ᵉ Journée mondiale des malades de la lèpre, à la Direction départementale de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle (DDSHP-CMU) de Bondoukou, M. Loan a rappelé que « la lèpre demeure une maladie infectieuse favorisée par la promiscuité et la pauvreté qui touche principalement les populations les plus vulnérables ».
« Notre pays a atteint dès 2001 le seuil de l’élimination de la lèpre comme problème de santé publique, avec moins d’un cas pour 10 000 habitants », a-t-il précisé, ajoutant, « à fin décembre 2025, 496 nouveaux cas et 526 malades en traitement ont été enregistrés au plan national, avec des traitements entièrement gratuits ».
Selon le représentant du préfet, « ces résultats traduisent l’importance accordée par le gouvernement à la lutte contre la lèpre, intégrée dans une approche globale qui prend en compte l’amélioration de l’accès à l’eau potable, de l’habitat, de l’assainissement et des conditions de vie des populations les plus fragiles ». Il a souligné que cette politique s’inscrit dans la vision “sanitaire ambitieuse” impulsée par le chef de l’État, Alassane Ouattara.

Dans son intervention, le secrétaire général de la préfecture a réitéré la volonté du gouvernement ivoirien de faire de la Côte d’Ivoire « un modèle en matière de santé publique en Afrique de l’Ouest, fondé sur la solidarité, l’équité et l’éradication définitive de la lèpre et des autres maladies tropicales négligées ».
Il a souligné que « lorsque le dépistage est tardif, cette maladie peut entraîner des mutilations, des incapacités permanentes et de lourdes conséquences sociales et économiques pour les malades et leurs familles ».
M. Loan a indiqué que « plus de cinq millions de personnes, malades et familles confondues, continuent de subir les effets sociaux et économiques de la lèpre dans la région africaine », justifiant ainsi, selon lui, « l’importance de cette journée dédiée à la solidarité et à la sensibilisation sur le dépistage précoce afin d’éviter des handicaps irréversibles ».
Revenant sur les efforts mondiaux, le secrétaire général a rappelé que « depuis la résolution de l’Organisation mondiale de la santé en 1991, plus de 11 millions de personnes ont été guéries de la lèpre dans le monde, dont plus de 800 000 en Afrique au cours de la dernière décennie ».
Il a également salué l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment la Fondation Raoul Follereau et l’Organisation mondiale de la santé. « Leur engagement constant contribue de manière déterminante à l’atteinte de l’objectif “Zéro lèpre en 2030” », a-t-il affirmé.
Source : AIP

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