Le comité de surveillance des décès maternels du département de Odienné a tenu, mardi 31 mars 2026, une séance de restitution de ses activités à la préfecture, en vue d’évaluer le fonctionnement du dispositif et d’identifier des pistes d’amélioration de la santé maternelle.
Présentant le bilan, le directeur départemental de la Santé, Soumahoro Siaba, a dressé un état des lieux des prestations sanitaires. Sur 28 952 consultations enregistrées, 8 236 accouchements ont été réalisés, dont 64% sous la supervision de sages-femmes. Les consultations postnatales ont concerné 14 354 femmes, avec une prise en charge assurée à 77,5 % par ces professionnelles de santé.
Au total, 821 césariennes ont été effectuées par les deux gynécologues que compte le district sanitaire. Le responsable a souligné que l’insuffisance de personnel spécialisé constitue une contrainte majeure, obligeant les sages-femmes à suppléer les gynécologues. Le district dispose en effet de 35 sages-femmes pour seulement deux gynécologues.
S’agissant de la mortalité maternelle, trois décès ont été enregistrés entre 2025 et 2026, contre sept l’année précédente, soit une baisse significative. Ces cas, liés à des hémorragies, ont été recensés dans les localités d’Odienné, de Gbéléban et de Samatiguila. Deux décès sont survenus après l’accouchement et un pendant.
Selon M. Soumahoro, ces décès restent en grande partie évitables, mais sont souvent liés à des retards dans la prise en charge. « Certaines patientes tardent à se rendre dans les centres de santé, en raison de difficultés de décision, de l’état des routes ou du manque de moyens financiers », a-t-il expliqué.
Le préfet de la région du Kabadougou, René Famy Kouamé, a salué les efforts des acteurs du système sanitaire, tout en les exhortant à renforcer leurs actions afin de réduire davantage les décès maternels.
Cette rencontre a permis de mettre en évidence les progrès réalisés, tout en soulignant la nécessité de renforcer les ressources humaines qualifiées et les actions de sensibilisation communautaire pour améliorer durablement la santé maternelle dans la région.
Source : AIP

laissez un commentaire