L’ouverture de l’atelier régional sur la surveillance intégrée des maladies et les systèmes numériques d’alerte précoce basés sur l’approche Une Seule Santé s’est tenue ce lundi 23 février 2026 à Cotonou au Bénin, rassemblant les directeurs nationaux pour la surveillance de la santé humaine, animale et environnementale, des experts régionaux et des partenaires techniques et financiers « OMS, CDC- Africa, GIZ et Institut Pasteur de Dakar »
Pendant Cinq jours, sous l’égide de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) à travers le Centre Régional de surveillance et de Contrôle des Maladies – CEDEAO (CRSCM-CEDEAO), les États membres s’engagent à renforcer la sécurité sanitaire collective face aux menaces transfrontalières. À l’ouverture officielle de l’atelier, trois discours institutionnels ont ponctué l’événement, chacun soulignant les enjeux, les avancées et les priorités pour la région.
« Construire ensemble un système de surveillance interopérable et durable »
— Dr Diarrassouba Mamadou, CEDEAO
C’est Dr Diarrassouba Mamadou, Directeur exécutif du Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies de la CEDEAO, au nom du directeur général de l’OOAS qui a donné le ton lors du discours d’ouverture officiel.
Dans une allocution empreinte de solennité, il a salué l’accueil du gouvernement béninois et rappelé l’importance de ce rendez-vous pour la sécurité sanitaire sous-régionale.
« La surveillance intégrée des maladies, fondée sur l’approche Une Seule Santé, est essentielle pour préserver la santé de nos populations, la santé animale et la qualité de nos écosystèmes. »
Dr Diarrassouba a souligné les progrès réalisés, notamment la mise en place d’une plateforme régionale DHIS2, l’automatisation du transfert de données depuis plusieurs États membres, ainsi que le développement d’outils comme ECOAlert :
« Ces acquis constituent une base solide, mais des défis persistent — en particulier en matière d’interopérabilité, d’intégration complète des indicateurs animaux et environnementaux, et de pérennité des systèmes. »
Il a ensuite présenté les objectifs de l’atelier : consolider le réseau régional de surveillance, actualiser la liste des maladies prioritaires, présenter une architecture régionale de surveillance numérique et co-construire une feuille de route opérationnelle pour la numérisation intégrée.
**« Une Afrique de l’Ouest numérique, intégrée et préparée »
Pour sa part, Madame Maryam Ibrahim Buba, représentant le Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC) – Western RCC, a livré un message de partenariat et de soutien stratégique.
« C’est un honneur de m’adresser à vous au nom du Dr Kokou, Directeur régional d’Africa CDC. La sécurité sanitaire ne se limite pas à un pays ou à un secteur : elle est collective. »
Elle a également indiqué que
« Une Afrique de l’Ouest numériquement connectée est une Afrique capable de prendre des décisions plus rapides, plus intelligentes et plus efficaces face aux menaces sanitaires. »
**« La surveillance est un acte de souveraineté »
— Dr Françoise Sibylle Assavedo, Bénin**
Représentant le Ministre de la Santé du Bénin, Dr Françoise Sibylle Assavedo , Directrice Adjointe de Cabinet a ensuite pris la parole pour réaffirmer l’engagement national et régional.
« Dans un monde où un virus peut traverser un continent plus vite qu’un message officiel, notre réponse ne peut être fragmentée. Elle doit être régionale, coordonnée, intégrée et anticipative. »
Elle a rappelé les crises sanitaires récentes — Ebola, choléra, Mpox — comme autant de signaux d’alerte montrant la nécessité d’un système de surveillance robuste et intégré :
« L’approche Une Seule Santé n’est pas un slogan, mais une révolution silencieuse qui reconnaît que la prochaine épidémie peut naître d’un marché, d’un élevage ou d’un écosystème fragilisé. »
Dr Assavedo a appelé à une harmonisation des protocoles, à l’adoption d’une liste révisée de maladies prioritaires et à la formalisation des responsabilités au sein du réseau régional.
« La surveillance n’est pas seulement une fonction technique, elle est un acte de souveraineté, un pacte de solidarité régionale, un engagement envers nos populations. »
L’atelier se poursuivra jusqu’au 27 février 2026 à Cotonou, avec des sessions techniques, des ateliers de co-construction et des discussions visant à transformer ces engagements en actions concrètes.



Source : jdmagazinetv.net

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