Le directeur départemental de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle de Bondoukou, Dr Mangoua Hervé-Gérard, a estimé, mercredi 21 janvier 2026, à 75 % le niveau de satisfaction des activités sanitaires menées en 2025, tout en annonçant des mesures correctives pour porter ce taux à 85 % en 2026.
« Nous voulons atteindre au moins 85 % en 2026 en renforçant notre management, le plaidoyer au niveau central et le partage de la vision avec l’ensemble des collaborateurs », a-t-il expliqué, en présence du préfet de Bondoukou, Kouadio Gbongbo André.
S’exprimant en marge de la réunion bilan du district sanitaire, Dr Mangoua a indiqué que cette rencontre répond à une exigence de bonne gouvernance et de redevabilité. « Après une année d’exercice, il est important de regarder dans le rétroviseur, d’analyser ce qui a marché, ce qui a moins bien fonctionné et d’apporter les corrections nécessaires », a-t-il déclaré.

Au plan de la gouvernance, il s’est félicité de la régularité des réunions et de la gestion des ressources humaines. « Nous avons noté une bonne gouvernance, aussi bien dans la tenue des réunions hebdomadaires, mensuelles et trimestrielles que dans la gestion des ressources humaines », a-t-il précisé.
Il a toutefois relevé des insuffisances en ressources matérielles, notamment en moyens roulants. « Nous avons encore besoin de motos pour renforcer les stratégies avancées et atteindre efficacement nos objectifs de vaccination », a-t-il souligné.
Concernant les activités médicales, le directeur départemental a salué les efforts de l’État de Côte d’Ivoire dans l’approvisionnement en médicaments. « L’État a fait beaucoup d’efforts et nous avons constaté une bonne disponibilité des médicaments dans nos centres de santé, malgré quelques ruptures ponctuelles », a-t-il reconnu, exprimant la volonté d’améliorer la situation en 2026.
S’agissant de la vaccination, de la santé de la mère et de l’enfant et des activités liées à la Couverture maladie universelle, les résultats sont jugés globalement acceptables. « Nous sommes dans un système d’amélioration continue de la qualité et nous devons mettre en place des stratégies innovantes pour faire mieux », a-t-il ajouté.
Dr Mangoua s’est également montré rassurant sur la prise en charge des personnes vivant avec le VIH. « Malgré la baisse des financements, nous assurons un très bon suivi des malades, pendant que l’État poursuit le plaidoyer auprès des partenaires », a-t-il affirmé. La lutte contre le paludisme et la prise en charge des femmes enceintes affichent également des indicateurs jugés satisfaisants.
Il a enfin lancé un appel aux populations à une plus grande implication dans les actions sanitaires. « Nous souhaitons que la communauté nous accompagne davantage, notamment pour la vaccination des enfants incomplètement ou non vaccinés », a-t-il conclu.
Source : AIP

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