La Côte d’Ivoire se doit de développer des stratégies à haut impact pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030, a affirmé, mardi 17 février 2026 à Abidjan-Adjamé, le conseiller technique au ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle (CMU), Dr Bernard Ehui, lors d’un atelier de diffusion des résultats de l’enquête sur l’évaluation de base de l’offre des services de planification familiale en Côte d’Ivoire.
Dr Ehui a également déploré les disparités persistantes dans l’accès aux produits contraceptifs à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de cette rencontre d’échanges initiée en vue de diffuser les résultats de l’enquête sur l’évaluation de base de l’offre des services de planification familiale en Côte d’Ivoire.
Ces travaux visaient également à garantir une compréhension approfondie des résultats afin d’orienter efficacement les choix stratégiques et les actions en faveur des interventions liées à la planification familiale.
Au moins 65 participants ont pris part à cet atelier, parmi lesquels des représentants de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), ainsi que des acteurs des secteurs public et privé.
Le représentant du ministre Pierre Dimba a rappelé que « la planification familiale constitue un puissant levier de développement durable, d’autonomisation des femmes, de réduction de la mortalité maternelle et infantile, ainsi que d’amélioration des conditions de vie des femmes ».
Le conseiller technique a également salué les progrès réalisés par le pays en matière d’offre de services de planification familiale, notamment l’élargissement de la gamme de produits contraceptifs, l’intégration du planning familial dans les services de santé maternelle et infantile, ainsi que dans la prise en charge du VIH.
À ces efforts s’ajoutent, selon lui, l’amélioration du réseau de distribution des produits contraceptifs et l’adoption d’une politique de gratuité dans ce domaine.
Par ailleurs, l’enseignant-chercheur Stéphane Sablé a souligné une bonne disponibilité des infrastructures et équipements dans plusieurs régions du pays, des atouts permettant d’améliorer l’offre de services liés à la planification familiale.
Le 8 novembre 2025, l’UNFPA avait jugé « nécessaire » d’intensifier l’offre de services dans les zones les moins couvertes afin de réduire les inégalités, pointant du doigt la persistance des disparités dans l’accès aux produits contraceptifs en Côte d’Ivoire.
Source : AIP

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