La Direction régionale des ressources animales et halieutiques du Poro, en partenariat avec Intercoton, a lancé mercredi 25 février 2026 la deuxième phase de constitution des Comités villageois de lutte (CVL) contre la mouche tsé-tsé.
Le directeur régional, Soro Mamadou, a salué l’engagement du ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, pour la santé du cheptel et la sécurité alimentaire, conformément à la politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture.
Selon M. Soro, la première phase avait permis la création de 242 comités villageois. La deuxième phase prévoit 257 comités supplémentaires, portant le total à 500 dans le bassin cotonnier. Les activités incluent la formation des membres, la sensibilisation des populations rurales, le déploiement logistique et l’installation de milliers de pièges attractifs et toxiques pour réduire la population de mouches tsé-tsé.
Dje Bi Tra, chef de la cellule mécanisation agricole et innovations à Intercoton, a précisé que 30 000 pièges seront déployés dans le cadre du projet. Il a rappelé que dans le nord du pays, plus de 80 % des opérations agricoles reposent sur la traction animale. Un cheptel affaibli par le trypanosome entraîne une baisse des rendements et des superficies cultivées.
Pour le vétérinaire Dr Méité Aboudramane, le succès de l’opération dépend de l’engagement des communautés villageoises. Les formateurs accompagneront les CVL dans la mise en œuvre des activités et l’entretien des pièges. Les régions concernées sont le Béré, la Bagoué, le Folon, le Hambol et le Kabadougou.
« Si les comités ne sont pas motivés et si les pièges ne sont pas entretenus, les résultats ne seront pas au rendez-vous », a averti Dr Méité.
À travers cette mobilisation collective, autorités et partenaires entendent protéger durablement le cheptel, renforcer la productivité agricole et améliorer les revenus des producteurs du bassin cotonnier.
Source : AIP

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