En présidant, ce lundi, la réunion hebdomadaire de cabinet du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (MENA-ETFP),Alpha Bacar Barry a livré une communication de fond traçant les lignes directrices d’une réforme systémique appelée à transformer durablement l’action éducative de l’État.
Dès l’entame, le ministre a posé le cadre : la fusion des sous-secteurs de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle constitue une mutation historique. Elle impose un changement de paradigme, à commencer par la fin des cloisonnements administratifs et mentaux. « Nous sommes désormais un seul et unique département », a-t-il affirmé, appelant les cadres à décloisonner leurs pratiques et à inscrire leur action dans une vision intégrée du système éducatif.
Au cœur de cette transformation figure l’exigence d’une gouvernance unifiée. Le ministre a instruit la mise en place rapide d’un plan unique de passation des marchés, condition indispensable à l’amélioration des taux d’absorption budgétaire et à la sécurisation des procédures. La commande publique, a-t-il rappelé, doit être conçue comme un levier de performance, de transparence et d’intégration du contenu local, et non comme un simple mécanisme de contrôle.
Au-delà des procédures, Alpha Bacar Barry a insisté sur la nécessité d’un pilotage fondé sur la donnée. Il a demandé l’élaboration d’une cartographie exhaustive et partagée des infrastructures scolaires, l’harmonisation des plans types d’établissements, ainsi que la mise en place de dispositifs pérennes de maintenance des équipements. La diffusion et le partage de l’information, a-t-il souligné, renforcent l’efficacité collective et la cohérence de l’action publique.
Cette approche concerne également la formation des ressources humaines. Le ministre a plaidé pour une articulation renforcée entre formation initiale et formation continue des enseignants, en s’appuyant prioritairement sur les capacités nationales. L’objectif affiché est clair : bâtir un dispositif endogène solide, capable de répondre aux besoins du système sans dépendance excessive à l’expertise extérieure.
Pour finir, le ministre a lancé un appel à la cohésion et à la responsabilité collective. La réforme engagée n’est ni conjoncturelle ni politique ; elle répond à une conviction stratégique : l’éducation demeure le principal levier de redistribution des richesses et de consolidation de l’État. « Nous sommes une même famille », a-t-il déclaré, invitant les cadres du MENA-ETFP à partager visions, outils et responsabilités, dans un esprit d’équipe, de rigueur et de service public.





Source : MepuaGN

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