Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a visité, ce lundi, le complexe sectoriel de formation professionnelle en BTP, Hôtellerie et Restauration de Nongo, en compagnie de l’Ambassadeur du Royaume du Maroc en Guinée. Cette visite marque une étape clé dans la relance d’un projet structurant, longtemps resté inexploité malgré son importance stratégique pour l’économie guinéenne.
Implanté sur une superficie de 3,2 hectares, dont 5 100 m² de surfaces couvertes, le complexe est conçu pour accueillir jusqu’à 1 000 apprenants par an. Six cents seront formés aux métiers du bâtiment et des travaux publics, et quatre cents aux secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration. Au total, vingt et une filières sont prévues : douze dans le BTP et neuf dans les métiers des services, ciblant des secteurs identifiés comme prioritaires en matière de création d’emplois.
Fruit de la coopération maroco-guinéenne, l’établissement a été offert à la Guinée dans le cadre des actions de la Fondation Mohammed VI, avec un engagement d’accompagnement technique du Maroc pour son opérationnalisation.
« Cette école est d’abord le reflet de la qualité de nos relations avec le Royaume du Maroc », a déclaré Alpha Bacar Barry à l’issue de la visite, reconnaissant que le centre « attendait depuis trop longtemps d’être lancé ». La mission visait à évaluer, avec les équipes locales, la direction de l’établissement et les partenaires marocains, l’état réel de préparation des infrastructures et les conditions d’un démarrage rapide.
Le diagnostic se veut rassurant. Les équipements et les installations sont jugés globalement opérationnels, permettant l’accueil imminent d’une première cohorte d’apprenants. Le ministre a ainsi annoncé que le lancement effectif des formations interviendra « après le mois de Ramadan ».
Au-delà de la réouverture d’un site resté en sommeil, les autorités guinéennes entendent repositionner l’enseignement technique et la formation professionnelle comme un levier central de développement. Dans un pays confronté à une forte pression démographique et à un chômage élevé des jeunes, la relance de ce complexe s’inscrit dans une stratégie plus large visant à rapprocher formation et marché du travail, tout en donnant une portée concrète aux partenariats Sud-Sud.




Source : MepuaGN

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