Près de 80 professionnels de santé, parmi lesquels médecins, infirmiers et sages-femmes, ont suivi mercredi 25 et jeudi 26 février 2026, une formation sur site destinée à améliorer la prise en charge et la prévention du paludisme.
Le paludisme, maladie infectieuse transmise par la piqûre des moustiques anophèles femelles, reste un fléau majeur en Afrique sub-saharienne, provoquant fièvre et complications graves, et faisant chaque année des millions de victimes.
Selon le Dr Ignace Rodrigue Agossou, directeur départemental de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle (DD-SHPCMU), 83 pays, dont la Côte d’Ivoire, sont confrontés à l’endémicité du paludisme. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 263 millions de cas ont été recensés dans le monde en 2023, tandis qu’en Côte d’Ivoire, le rapport annuel 2024 estime à 920 pour mille l’incidence chez les enfants de moins de cinq ans et à 281 pour mille dans l’ensemble de la population.
Face à ce constat, le ministère de la Santé, par le biais du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), a jugé nécessaire de renforcer les compétences des agents de santé. L’objectif : améliorer la prise en charge des malades et diffuser efficacement les mesures de prévention.
La formation s’est concentrée sur trois axes principaux : la connaissance du parasite Plasmodium et de son vecteur, le moustique anophèle femelle, la maîtrise des stratégies de lutte contre la maladie, et le renforcement des compétences en diagnostic et prise en charge de toutes les formes de paludisme.
Le Dr Agossou a exhorté les partenaires financiers à poursuivre leur soutien à ce type d’initiatives et a encouragé les participants à appliquer leurs acquis sur le terrain afin de réduire significativement la propagation du paludisme à Guiglo.
Source : AIP

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