Le département de Dabakala s’apprête à lancer une nouvelle campagne de chimioprévention du paludisme saisonnier (CPS) destinée aux enfants âgés de trois à 59 mois. Prévue du 26 au 30 juin 2026, cette opération de santé publique permettra de protéger 52 458 enfants contre le paludisme durant la période de forte transmission de la maladie.
L’annonce a été faite par le directeur départemental de la Santé, Coulibaly Tialata Idriss, lors d’une réunion de sensibilisation organisée à la préfecture de Dabakala en présence des autorités administratives, des chefs traditionnels et des acteurs communautaires.
Selon le responsable sanitaire, la chimioprévention du paludisme saisonnier consiste à administrer de manière préventive des médicaments antipaludiques aux jeunes enfants afin de réduire les risques d’infection et les complications liées à la maladie.
Pour la mise en œuvre de cette campagne, des agents de santé communautaires spécialement formés seront déployés dans les villages, hameaux et ménages du département. Ils administreront aux enfants les médicaments recommandés, notamment la combinaison Sulfadoxine-Pyriméthamine et Amodiaquine (SP-AQ).
La stratégie prévoit quatre cycles successifs de traitement programmés entre juin et septembre 2026, couvrant ainsi l’ensemble de la saison des pluies, période caractérisée par une forte prolifération des moustiques vecteurs du paludisme.
Le directeur départemental de la Santé a appelé les autorités locales, les leaders communautaires et les parents à soutenir activement l’opération en facilitant le travail des équipes de terrain et en veillant à la participation effective des enfants concernés.
Il a souligné les résultats encourageants obtenus grâce à cette approche préventive. Selon les statistiques sanitaires locales, le nombre de cas de paludisme est passé de 35 509 en 2024 à moins de 10 000 en 2025, une baisse significative attribuée en grande partie aux campagnes de chimioprévention déployées dans la région.
À travers cette nouvelle campagne, les autorités sanitaires entendent consolider ces acquis et poursuivre la lutte contre le paludisme, principale cause de consultation et d’hospitalisation chez les enfants de moins de cinq ans.
Source : AIP

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