Le centre de santé rural (CSR) du village de Doueuleu, situé à environ 23 km de Danané, fait face à de nombreuses difficultés structurelles, notamment le manque d’eau, l’insuffisance de matériel médical et la dégradation des infrastructures, mercredi 15 avril 2026.
Selon Boumé Judicaël, aide-soignant en service depuis 2022, l’établissement sanitaire existe depuis 1992 et a été inauguré en 2012. Il est constitué d’un seul bâtiment abritant la salle de consultation, la salle d’accouchement, la salle d’observation, la pharmacie et le service de consultation prénatale (CPN).
« Nous accueillons les patients tous les jours. Les mercredis sont consacrés aux consultations prénatales et les vendredis à la vaccination », a-t-il expliqué, ajoutant que l’établissement reçoit en moyenne cinq à sept patients par jour, une vingtaine de femmes les jours de CPN et jusqu’à 40 à 50 personnes lors des séances de vaccination.
Le CSR enregistre par ailleurs en moyenne 19 à 20 accouchements par mois. En cas de complications, les patients sont référés en urgence vers d’autres structures sanitaires, parfois de nuit, a précisé l’aide-soignant.
Le personnel sanitaire, composé de quatre agents dont un major et un agent de pharmacie, assure un service continu, de 7h à 20h, tous les jours de la semaine.

Cependant, le fonctionnement du centre est fortement limité par plusieurs contraintes. La principale difficulté reste l’absence d’eau potable depuis 2019, obligeant le personnel à s’approvisionner dans le village, où les infrastructures hydrauliques sont également défaillantes.
S’y ajoutent la vétusté des équipements, notamment les lits et les plafonds, ainsi que l’insuffisance de matériel médical pour une prise en charge adéquate des patients.
Le centre est également confronté à un faible recours des populations, en raison notamment de l’existence de structures informelles dans certains villages, parfois tenues par des personnes non qualifiées.
Par ailleurs, les évacuations sanitaires sont rendues difficiles par la dégradation des voies d’accès, surtout en saison des pluies, ce qui complique la prise en charge des femmes enceintes souvent transportées à moto.
Malgré ces contraintes, le personnel du centre poursuit ses activités quotidiennes et affirme avoir alerté les autorités compétentes, tout en menant des actions de sensibilisation auprès des populations, dans l’espoir d’une amélioration durable des conditions de travail.
Source : AIP

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