Ce lundi, le Gouvernement guinéen, à travers le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, le Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, l’Administration et Contrôle des Grands Projets (ACGP) et la Fédération Patronale du Tourisme et de l’Hôtellerie de Guinée (FEPATOUR), a procédé à la signature d’un protocole d’accord stratégique, consacrant une convergence inédite entre politiques publiques, expertise technique et exigences du secteur productif.
À la veille de l’ouverture du Complexe de formation professionnelle en BTP, Hôtellerie et Restauration de Nongo-Conteyah, cette initiative marque une inflexion structurelle majeure : celle d’un modèle de formation désormais pleinement arrimé aux dynamiques économiques nationales. L’ambition est explicite — former des compétences immédiatement mobilisables, en parfaite adéquation avec les besoins du marché et les projets structurants du pays.
Dans son intervention, l’Administrateur général de l’ACGP, Ibrahima Abé Diallo, a posé les fondements de cette transformation en rappelant l’impératif de « former et bâtir » simultanément, en articulant le développement du capital humain avec les infrastructures et les standards techniques exigés par les grands projets, dans le sillage de la vision structurante du programme Simandou 2040.
Le Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a, pour sa part, insisté sur la dimension économique de cette réforme, soulignant que la professionnalisation des métiers du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration constitue une condition sine qua non pour transformer le potentiel du secteur en levier effectif de croissance, d’attractivité et de rayonnement culturel.
Quant au Ministre de l’Éducation nationale, Alpha Bacar Barry, il a réaffirmé avec clarté la doctrine gouvernementale en matière de formation professionnelle : une formation co-construite avec les employeurs, adossée à l’alternance, aux stages et à l’immersion en milieu réel, afin de garantir l’émergence d’une masse critique de compétences qualifiées, capables non seulement de s’insérer durablement, mais également de créer de la valeur et de l’emploi.
Adossée à une approche écosystémique, cette dynamique nouvelle consacre l’avènement d’un cadre intégré où institutions publiques, secteur privé et dispositifs techniques interagissent de manière structurée pour produire une formation d’excellence, orientée vers la performance, l’innovation et l’impact.




Source : MepuaGN

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