Le professeur Koua Médard, directeur coordonnateur du Programme national de santé mentale, a annoncé un plan de soutien aux familles des personnes atteintes de trisomie, lors de la commémoration de la Journée mondiale de lutte contre cette maladie d’origine génétique célébrée à l’Institut national de formation sociale (INFAS).
Représentant le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle lors de cette Journée, M. Koua a énuméré les actions prioritaires, notamment la sensibilisation des familles et des communautés pour lutter contre les discriminations.
Il a fait cas de la formation des professionnels de santé (sages-femmes, infirmiers, médecins généralistes, gynécologues) afin d’améliorer le repérage précoce dès la surveillance du nouveau-né, ainsi que le renforcement de la communication entre orthophonistes, kinésithérapeutes, pédiatres, psychologues et pédopsychiatres.
Le représentant du ministre a également insisté sur la nécessité d’une prise en charge globale, incluant les soins physiques souvent associés au handicap, et a appelé à une mobilisation collective. Il a mis en garde contre certains discours, notamment religieux, susceptibles de compromettre les actions menées par le système de santé, et a conclu sur un message d’espoir à l’adresse des familles.
Professeur Koua a rappelé que la trisomie affecte le développement intellectuel et s’accompagne souvent de troubles associés. Il a souligné la nécessité de lever les stigmatisations et d’organiser une réponse coordonnée autour de plusieurs axes.
La présidente de la Fondation Révélation Triso 21, Manuela Logroan, également maman d’un enfant porteur de trisomie, a livré un témoignage empreint d’émotion. Elle a évoqué la solitude ressentie par les familles face au manque d’information, au regard des autres et à un système encore insuffisamment structuré.
« La solitude n’est pas seulement l’absence de l’autre, c’est l’absence de la place dans la société », a-t-elle déclaré, soulignant que le thème mondial de cette édition 2026, « Ensemble contre la solitude », résonne particulièrement avec cette réalité quotidienne.
Elle a appelé à une transformation profonde, en passant de la sensibilisation à une action structurée. « Un enfant porteur de trisomie 21 n’a pas besoin de pitié. Il a simplement besoin d’une place : une place à l’école, une place dans le système de santé, et surtout, une place dans la société », a-t-elle martelé, invitant institutions, professionnels de santé, partenaires et société civile à construire ensemble cette inclusion.
Cette Journée célébrée, jeudi 19 mars 2026 à l’INAFS, a permis de réaffirmer l’engagement des autorités sanitaires à écouter les préoccupations des parents et à faciliter leur accès aux soins spécialisés, tout en mettant en lumière le combat quotidien des associations pour une meilleure inclusion des personnes vivant avec la trisomie 21.
Source : AIP

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