Les autorités administratives et sanitaires de Daloa ont mis l’accent sur le dépistage précoce et la lutte contre la stigmatisation comme conditions essentielles à l’éradication de la lèpre en Côte d’Ivoire à l’horizon 2030, lors de la célébration de la 73ᵉ Journée mondiale de la lèpre.
« La lèpre est une maladie guérissable. Le véritable défi reste la stigmatisation », a affirmé le directeur départemental de la Santé, Dr Manoua Bilé, assurant que la prise en charge médicale est efficace et disponible.
Selon lui, l’identification rapide des premiers signes permet d’éviter les complications et d’interrompre la chaîne de transmission. Toutefois, la peur du rejet social conduit de nombreux malades à retarder la consultation médicale. « Au-delà de ses conséquences sociales, la stigmatisation retarde le dépistage, favorise les complications et entretient la transmission de la maladie », a-t-il expliqué.
Dans le district sanitaire de Daloa, 32 nouveaux cas ont été dépistés et pris en charge en 2025, contre 26 en 2024. Sur les cas enregistrés en 2025, 25 patients ont été déclarés guéris, soit un taux de guérison de 78,12 %.
Au plan national, 570 nouveaux cas ont été recensés en 2025, alors que les autorités sanitaires visent l’éradication de la maladie d’ici 2030. Dans cette perspective, des campagnes de dépistage sont menées depuis près d’un an dans le district de Daloa afin de renforcer la surveillance épidémiologique.
Malgré ces efforts, la méconnaissance des premiers symptômes par certaines populations et, parfois, par des agents de santé, continue de retarder les diagnostics. Environ 15 % des nouveaux cas sont encore détectés à un stade avancé, marqué par des infirmités visibles, selon le directeur régional de la Santé.
Source : AIP

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