Des chefs communautaires, des guides religieux et des leaders d’opinion ont participé à une rencontre de sensibilisation sur le traitement de masse de la bilharziose, tenue à la préfecture d’Agboville.
Ce traitement de masse, qui implique la distribution de médicaments, vise à lutter efficacement contre cette maladie parasitaire. Les enfants âgés de deux mois à cinq ans recevront du praziquantel à une dose de 150 mg, tandis que ceux âgés de cinq à 14 ans se verront administrer du praziquantel à 600 mg.
Le directeur-coordinateur du Programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées à chimiothérapie préventive (PNLMTN-CP), Dr Djè Norbert, a rassuré les populations, lors de cette rencontre tenue mercredi 14 janvier 2026, sur la qualité des médicaments qui seront administrés. Il a précisé que ces médicaments seront gratuits, soulignant que cette gratuité n’altère en rien leur efficacité.
« Le ministère de la Santé publique, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle n’engage pas la distribution de médicaments nuisibles aux enfants de l’Agnéby-Tiassa. Il s’agit d’une campagne de prévention. Nous vous prions d’accepter que vos enfants et petits frères prennent ces médicaments pour leur santé », a-t-il affirmé.
Le préfet de département, Sihindou Coulibaly, a encouragé les chefs de villages à assumer pleinement leur rôle de relais communautaires. « Vous êtes ici pour sensibiliser votre population. Faites en sorte que cette maladie ne se propage plus dans nos communautés. Nulle maladie n’apporte de bien, et lorsque vous quitterez cette salle, allez expliquer aux habitants comment éviter la bilharziose », a-t-il insisté.
Les recommandations aux populations incluent l’interdiction de déféquer à l’air libre, d’uriner dans les eaux douces, ainsi que d’éviter de se baigner dans ces eaux, des pratiques qui favorisent la transmission de la bilharziose.
Source : AIP

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